Assurance décennale bâtiment : entreprises, TCE et contractants généraux
Dès qu’une entreprise du bâtiment intervient sur plusieurs lots, emploie des salariés ou sous-traite, sa décennale change de nature : la nomenclature d’activités devient le document le plus important du contrat, et les plafonds doivent suivre la taille des chantiers. Comptez 3 000 € à 7 000 € par an pour une entreprise tous corps d’état.
Quelles entreprises du bâtiment sont concernées
Toutes, sans exception dès lors qu’elles réalisent des travaux de construction. L’article L241-1 du Code des assurances impose la souscription d’une assurance décennale avant l’ouverture de tout chantier à quiconque est réputé constructeur au sens de l’article 1792-1 du Code civil : entreprise générale, entreprise tous corps d’état (TCE), contractant général, PME du bâtiment à salariés, entreprise spécialisée d’un lot unique, mais aussi maître d’œuvre et bureau d’études.
L’obligation porte sur l’activité, jamais sur la taille ni sur la forme juridique. SARL, SAS, SASU, EURL, entreprise individuelle : la règle est identique. Ce qui change avec la structure, ce n’est pas l’obligation — c’est la complexité du contrat.
Entreprise ou artisan : ce qui change vraiment
Un artisan seul déclare une ou deux activités, un chiffre d’affaires modeste, et son contrat tient en quelques lignes. Une entreprise du bâtiment, elle, cumule quatre spécificités qui structurent toute cette page :
- Plusieurs lots simultanés — donc une nomenclature d’activités à établir avec précision, lot par lot.
- Des salariés — dont les travaux engagent le contrat de l’entreprise, pas le leur.
- De la sous-traitance — avec une chaîne de responsabilité que le maître d’ouvrage ne connaît pas et n’a pas à connaître.
- Des chantiers plus lourds — donc des plafonds de garantie à dimensionner sur les plus gros, pas sur la moyenne.
Si vous exercez seul ou à deux sur un lot unique, la page décennale artisan traite votre cas plus directement. Si vous démarrez en micro-entreprise, voyez plutôt décennale auto-entrepreneur.
La nomenclature d’activités : le cœur du contrat
C’est le point n°1 pour une entreprise du bâtiment, et de très loin. Votre contrat ne couvre pas « le bâtiment » : il couvre une liste nominative d’activités, reprise de la nomenclature de votre assureur, et rien d’autre. Un lot absent de cette liste n’est pas garanti — même s’il ne représente que 3 % de votre chiffre d’affaires, même s’il a été réalisé une seule fois, même s’il figure sur votre Kbis.
C’est le premier motif de refus d’indemnisation du marché, et il frappe précisément les entreprises multi-lots : celles qui, par nature, élargissent leur périmètre au fil des opportunités sans repasser par leur assureur.
| Situation | Ce qui se passe au sinistre | Le bon réflexe |
|---|---|---|
| Lot réalisé mais non déclaré | Aucune garantie : l’assureur oppose l’absence d’activité au contrat. L’indemnisation sort de votre trésorerie | Avenant avant le premier chantier du nouveau lot |
| Lot déclaré mais sous-évalué en CA | Garantie acquise, mais régularisation de prime — et discussion sur la sincérité de la déclaration | Déclaration annuelle du CA réel par lot |
| Nomenclature large « par sécurité » | Garantie acquise, mais vous payez le risque de lots que vous n’exercez pas | Déclarer exactement le périmètre réel, ni plus ni moins |
| Lot sous-traité en totalité | Vous restez responsable vis-à-vis du maître d’ouvrage : le lot doit figurer à votre contrat | Déclarer le lot et collecter l’attestation du sous-traitant |
Deux principes de tarification à connaître pour arbitrer : le tarif est généralement pondéré par la part de chiffre d’affaires de chaque lot, et l’activité la plus risquée tire la grille vers le haut. Une entreprise de second œuvre qui ajoute 10 % de gros œuvre ne paie pas le plein tarif d’un maçon, mais bascule dans une catégorie de risque supérieure. D’où l’intérêt de déclarer avec précision plutôt que de cocher large.
Les lots à ne jamais oublier
Dans les dossiers d’entreprises, les mêmes lots manquent systématiquement à l’appel : la démolition préalable, le terrassement et les VRD, l’étanchéité traitée comme un accessoire de la couverture, l’isolation par l’extérieur assimilée à du ravalement, la pose de menuiseries extérieures considérée comme de la finition, et l’installation d’équipements techniques encastrés — canalisations noyées, câblage intégré, plancher chauffant — qui relèvent de la décennale dès lors qu’ils font indissociablement corps avec l’ouvrage (article 1792-2 du Code civil).
Sous-traitance : la chaîne de responsabilité
C’est le sujet qui distingue le plus nettement une entreprise d’un artisan seul, et celui où les malentendus coûtent le plus cher.
Vous restez responsable de vos sous-traitants
Le maître d’ouvrage n’a pas de lien contractuel avec vos sous-traitants : il a signé avec vous. En tant qu’entreprise principale, vous répondez devant lui de l’intégralité de l’ouvrage, y compris des lots que vous n’avez pas exécutés vous-même. Un défaut d’étanchéité réalisé par votre sous-traitant est, vis-à-vis du maître d’ouvrage, votre désordre décennal.
Conséquence pratique : le lot sous-traité doit figurer à votre contrat. Sous-traiter ne transfère pas l’obligation d’assurance, cela ajoute un maillon.
Le sous-traitant, lui, n’est pas soumis à l’obligation légale
Le sous-traitant n’ayant pas de lien contractuel avec le maître d’ouvrage, l’obligation d’assurance de l’article L241-1 ne pèse pas sur lui au sens strict. Mais sa responsabilité envers vous, elle, court dix ans à compter de la réception. Autrement dit : s’il n’est pas assuré et qu’il disparaît, la reprise est pour vous. C’est pourquoi toutes les entreprises sérieuses exigent l’attestation — et c’est pourquoi vous devez faire de même.
Les trois réflexes d’une sous-traitance sécurisée
- ✓Collecter l’attestation avant le démarrage, et vérifier trois lignes : la période de validité qui doit couvrir la date d’ouverture du chantier, les activités listées qui doivent correspondre au lot confié, et le nom de la compagnie qui porte le risque.
- ✓Renouveler la collecte à chaque exercice. Une attestation valable en début d’année ne prouve rien sur un chantier ouvert onze mois plus tard : c’est la couverture au jour de l’ouverture qui compte.
- ✓Contractualiser — contrat de sous-traitance écrit, lot et périmètre définis, obligation d’assurance et de communication de l’attestation inscrite noir sur blanc. En marché public, la déclaration de sous-traitance est de toute façon formalisée.
Vigilance particulière sur la sous-traitance en chaîne : votre sous-traitant peut lui-même sous-traiter. Chaque rang doit être assuré, et c’est au rang supérieur de le vérifier. Le détail de la vérification figure sur la page attestation décennale.
Salariés, intérimaires, apprentis : qui est couvert
Question fréquente et réponse simple : c’est le contrat de l’entreprise qui couvre les travaux exécutés par ses salariés. Un maçon salarié n’a pas besoin d’une décennale personnelle, un apprenti non plus. L’entreprise est le constructeur au sens de la loi ; ses salariés agissent en son nom.
Même logique pour les intérimaires : mis à disposition, ils travaillent sous votre autorité et leurs travaux relèvent de votre contrat. L’entreprise de travail temporaire n’a pas de décennale à fournir pour eux.
La frontière est ailleurs, et elle est nette : tout intervenant qui facture une prestation de travaux à votre entreprise est un sous-traitant, pas un salarié — quelle que soit la fréquence de la collaboration. Un auto-entrepreneur qui vient renforcer vos équipes deux semaines par mois doit avoir sa propre couverture et vous fournir son attestation. C’est aussi le point que regardent les organismes de contrôle en cas de requalification.
Combien coûte la décennale d’une entreprise du bâtiment
Pour une entreprise tous corps d’état, la fourchette de référence s’établit entre 3 000 € et 7 000 € par an — la plus élevée de la grille par métier, parce qu’elle cumule les risques de tous les lots exercés. Une entreprise spécialisée sur un lot unique reste sur la fourchette de son métier.
Ces fourchettes correspondent à un profil de référence : 3 à 10 ans d’expérience, chiffre d’affaires de 40 000 à 70 000 €, sans sinistre. Pour une entreprise, c’est justement le chiffre d’affaires qui déplace le curseur le plus fortement.
| Profil d’entreprise | Chiffre d’affaires | Coefficient CA | Fourchette indicative |
|---|---|---|---|
| Entreprise en démarrage, 1 à 2 personnes | jusqu’à 35 000 € | × 0,80 | 2 400 € – 5 600 € |
| Petite structure, 2 à 3 personnes | 35 000 € – 70 000 € | × 1,00 | 3 000 € – 7 000 € |
| Entreprise établie, 3 à 6 salariés | 70 000 € – 150 000 € | × 1,35 | 4 050 € – 9 450 € |
| PME du bâtiment | 150 000 € – 300 000 € | × 1,80 | 5 400 € – 12 600 € |
| Entreprise structurée, plusieurs équipes | au-delà de 300 000 € | × 2,40 | 7 200 € – 16 800 € |
Trois autres coefficients s’appliquent par-dessus :
- L’expérience — création ou moins d’un an × 1,45 ; 1 à 3 ans × 1,15 ; 3 à 10 ans × 1,00 ; plus de 10 ans × 0,90. Pour une entreprise, c’est l’expérience du dirigeant et de l’encadrement qui est examinée.
- La sinistralité — un sinistre déclaré sur trois ans × 1,20 ; deux ou plus × 1,50. Le relevé de sinistralité de votre assureur précédent est systématiquement demandé.
- La reprise du passé — de 10 à 25 % de majoration l’année de souscription si vous devez couvrir des chantiers ouverts sans assurance. Jamais incluse par défaut.
À cela s’ajoutent la taxe sur les conventions d’assurance, de l’ordre de 9 % et déjà comprise dans les tarifs TTC, et le fractionnement mensuel qui renchérit la prime de 3 à 8 %. Un contrat combinant RC Pro et décennale coûte 10 à 20 % de plus que la décennale seule — nettement moins que deux contrats séparés.
Estimez la cotisation de votre entreprise
Le simulateur est préréglé sur le profil entreprise générale. Ajustez votre chiffre d’affaires réel, l’expérience et la sinistralité :
Un point que ce calcul ne montre pas : à garanties équivalentes, l’écart entre la meilleure et la moins bonne proposition du marché atteint couramment 30 à 50 % sur un même dossier. Sur une prime d’entreprise à 8 000 €, cela représente 2 400 à 4 000 € par an. C’est le premier poste d’économie, loin devant tous les autres — voir comment payer moins cher.
Comparaison gratuite et sans engagement. Décennales.fr est un service d’information et de comparaison, non courtier en assurance.
Plafonds et franchises : les dimensionner sur vos plus gros chantiers
Pour un artisan, cette ligne est secondaire. Pour une entreprise, elle est déterminante — parce qu’un désordre structurel sur un chantier de plusieurs centaines de milliers d’euros peut dépasser un plafond mal calibré, et le solde reste à votre charge.
- ✓Le plafond par sinistre — le montant maximal engagé pour un même désordre. À confronter au coût de reprise du plus gros ouvrage que vous livrez, pas à votre chantier moyen.
- ✓Le plafond par année d’assurance — souvent oublié. Si plusieurs sinistres surviennent sur le même exercice, c’est ce plafond global qui s’applique. Une entreprise à fort volume doit y regarder de près.
- ✓La franchise — son montant, mais surtout sa mécanique : par sinistre, ou par ouvrage ? Sur une opération à plusieurs bâtiments, la différence se chiffre en dizaines de milliers d’euros.
- ✓Les sous-limites par nature de dommage — certains contrats plafonnent séparément les dommages immatériels consécutifs ou les frais de démolition et de déblaiement. À lire avant de signer, pas après.
Sur les marchés significatifs, le maître d’ouvrage impose souvent un plafond minimal. Vérifiez-le avant de répondre : découvrir en phase de signature que votre contrat est sous-dimensionné coûte le marché.
Ce que vous risquez sans couverture adaptée
L’exposition d’une entreprise n’est pas celle d’un artisan : chaque année de production ajoute une nouvelle génération de chantiers sous garantie, pendant dix ans.
S’ajoute la sanction pénale de l’article L243-3 du Code des assurances — 75 000 € d’amende et six mois d’emprisonnement — ainsi que l’exclusion de fait des marchés, l’attestation étant exigée sur les devis et les factures depuis 2015 (article L243-2).
Le pack assurance complet d’une entreprise du bâtiment
La décennale ne couvre qu’une chose : les désordres graves affectant l’ouvrage après réception. Tout ce qui arrive avant, à côté, ou en dehors de l’ouvrage relève d’autres contrats. Une entreprise structurée en cumule généralement quatre à six.
| Garantie | Ce qu’elle couvre | Obligatoire ? |
|---|---|---|
| Décennale | Désordres compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination, 10 ans après réception | Oui, avant tout chantier |
| RC exploitation et professionnelle | Dommages causés aux tiers pendant le chantier et désordres hors champ décennal : dégât chez le voisin, blessure d’un visiteur, matériel du client détérioré | Non, mais exigée en pratique |
| Garantie biennale | Bon fonctionnement des équipements dissociables pendant 2 ans (article 1792-3) | Légale, non assurable séparément |
| Tous risques chantier (TRC) | L’ouvrage en cours de construction : incendie, tempête, vol, effondrement avant réception | Non, recommandée sur les opérations lourdes |
| Flotte automobile et engins | Véhicules utilitaires, engins de chantier, matériel transporté | Oui pour les véhicules |
| Multirisque locaux | Dépôt, atelier, bureaux, stock de matériaux et outillage | Non, mais souvent exigée par le bailleur |
| Protection juridique | Frais de défense, expertise, procédure — le carburant de vos recours | Non, souvent proposée en option |
La dommages-ouvrage n’apparaît pas dans ce tableau : elle est souscrite par le maître d’ouvrage, pas par vous — sauf si vous construisez pour votre propre compte ou revendez. Elle préfinance les réparations sans attendre la recherche de responsabilité, puis se retourne contre les constructeurs et leurs assureurs. Autrement dit : elle accélère l’indemnisation du client, elle ne vous dispense de rien.
Le regroupement de plusieurs garanties chez un même assureur simplifie la gestion et donne un levier de négociation réel — à condition de comparer contrat par contrat, et non le package en bloc.
Marchés publics et privés : ce qu’on vous demandera
Une entreprise du bâtiment passe une partie de son temps à produire des attestations. Autant que le dossier soit prêt.
- ✓L’attestation décennale à jour, avec la liste des activités correspondant précisément aux lots du marché. C’est la première pièce vérifiée, et le premier motif d’écartement d’une candidature.
- ✓L’attestation de RC exploitation et professionnelle, quasi systématiquement demandée en complément.
- ✓L’attestation de vigilance URSSAF et les pièces sociales, contrôlées en parallèle des pièces d’assurance.
- ✓Les attestations de vos sous-traitants, exigées lors de leur déclaration — en marché public via le formulaire de déclaration de sous-traitance.
- ✓La mention de l’assurance sur vos devis et factures : assureur, numéro de contrat, couverture géographique. C’est une obligation légale (article L243-2), pas une formalité commerciale.
Conseil d’organisation simple : demandez chaque année à votre assureur une attestation nominative dès l’échéance, et conservez un dossier assurance à jour — attestations, conditions particulières, relevé de sinistralité. Les appels d’offres ne préviennent pas.
Quand votre chiffre d’affaires évolue
Une entreprise qui croît change de catégorie tarifaire. Le contrat le prévoit : vous déclarez un chiffre d’affaires prévisionnel à la souscription, puis le chiffre réel en fin d’exercice, et l’assureur régularise. C’est le mécanisme normal, il ne cache aucun piège — sauf si vous sous-déclarez.
Sous-déclarer son chiffre d’affaires est une mauvaise idée sur trois plans : la régularisation arrive de toute façon, l’écart peut donner lieu à une réduction proportionnelle d’indemnité en cas de sinistre, et une inexactitude jugée intentionnelle expose à des conséquences plus lourdes encore sur la validité du contrat. L’économie apparente ne survit pas au premier sinistre sérieux.
Deux autres événements imposent de contacter votre assureur sans attendre : l’ajout d’un lot — avenant obligatoire avant le premier chantier concerné — et le changement de forme juridique, qui suppose un transfert propre du contrat pour éviter toute journée sans couverture. La décennale fonctionnant en capitalisation, chaque chantier reste couvert dix ans par l’assureur en place au jour de son ouverture : le seul risque, c’est le trou entre deux contrats.
Pour la mécanique complète de la réception, du procès-verbal et du point de départ des dix ans, voyez la page garantie décennale.
Questions fréquentes
Ce que les entreprises du bâtiment demandent le plus souvent.
Mes salariés ont-ils besoin de leur propre décennale ?
Non. C’est le contrat de l’entreprise qui couvre les travaux exécutés par ses salariés, apprentis et intérimaires : ils agissent en son nom. En revanche, tout intervenant qui facture une prestation à votre entreprise est un sous-traitant et doit avoir sa propre couverture.
Suis-je responsable des malfaçons de mes sous-traitants ?
Vis-à-vis du maître d’ouvrage, oui : il a signé avec vous et n’a aucun lien contractuel avec eux. Un désordre décennal sur un lot sous-traité est votre désordre. Vous pouvez ensuite vous retourner contre le sous-traitant — encore faut-il qu’il soit assuré, d’où l’importance de collecter les attestations avant le démarrage.
Faut-il déclarer un lot que je sous-traite entièrement ?
Oui. Puisque vous répondez de ce lot devant le maître d’ouvrage, il doit figurer à votre nomenclature d’activités. Sous-traiter ajoute un maillon à la chaîne, cela ne transfère pas votre obligation.
Combien coûte la décennale d’une entreprise de 5 salariés ?
Pour une entreprise tous corps d’état affichant 70 000 € à 150 000 € de chiffre d’affaires, comptez de l’ordre de 4 000 € à 9 500 € par an — coefficient de 1,35 appliqué à la fourchette de référence de 3 000 € à 7 000 €. L’expérience de l’encadrement et l’absence de sinistre peuvent faire baisser sensiblement ce montant.
Que se passe-t-il si j’ajoute un lot en cours d’année ?
Il faut un avenant, signé avant le premier chantier du nouveau lot. La décennale n’est jamais rétroactive : un chantier ouvert avant l’avenant n’est pas couvert pour ce lot, et le régulariser après coup suppose une reprise du passé, quand elle est acceptée.
Mon plafond de garantie est-il suffisant ?
Comparez-le au coût de reprise de votre plus gros ouvrage livré, pas au chantier moyen — et vérifiez aussi le plafond annuel, qui s’applique si plusieurs sinistres surviennent sur le même exercice. Les maîtres d’ouvrage imposent souvent un minimum sur les marchés significatifs.
Puis-je regrouper décennale, RC Pro et flotte chez le même assureur ?
Oui, c’est fréquent et cela simplifie la gestion tout en donnant un vrai levier de négociation. Un contrat combinant RC Pro et décennale coûte typiquement 10 à 20 % de plus que la décennale seule. Comparez toutefois contrat par contrat : un package attractif peut masquer une ligne mal dimensionnée.
Que devient la couverture si mon entreprise cesse son activité ?
Vos chantiers déjà ouverts restent couverts dix ans par l’assureur en place au jour de leur ouverture : la décennale fonctionne en capitalisation. La responsabilité, elle, survit à la cessation d’activité — raison pour laquelle la continuité de couverture pendant l’exploitation est aussi importante que la couverture du dernier chantier.
Votre entreprise, tous vos lots, un seul dossier
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