Prix d’une assurance décennale : tarifs constatés par métier

Combien coûte réellement une décennale ? Grille complète métier par métier, les six facteurs qui font varier la cotisation du simple au triple, des exemples chiffrés — et un simulateur pour situer votre profil en 30 secondes.

600€ à 6 000€/an selon le métier 19 métiers chiffrés Écarts du simple au triple

Le prix moyen d’une assurance décennale, en bref

Une assurance décennale coûte entre 600 € et 6 000 € par an selon le métier exercé. Pour situer rapidement :

  • Second œuvre léger (peinture, plâtrerie, carrelage) : 700 € à 1 800 € par an ;
  • Lots techniques (électricité, plomberie-chauffage) : 900 € à 2 000 € ;
  • Clos, couvert et structure (couverture, charpente, maçonnerie) : 1 500 € à 5 000 € ;
  • Activités à haut risque (piscine, photovoltaïque, étanchéité) : 2 500 € à 6 000 €.

Un artisan type — lot technique, quelques années d’expérience, chiffre d’affaires courant — paie donc le plus souvent entre 1 000 € et 2 500 € par an, RC Pro comprise dans les contrats combinés. Mais la vraie information de cette page est ailleurs : à profil identique, les tarifs varient couramment du simple au triple d’un assureur à l’autre. Le prix « catalogue » n’existe pas en décennale — il n’existe que des prix négociés, métier par métier.

La grille des tarifs par métier

Fourchettes annuelles constatées pour un profil de référence : 3 à 10 ans d’expérience, chiffre d’affaires de 40 000 à 70 000 €, sans sinistre déclaré. Ce sont les mêmes fourchettes que celles utilisées par notre simulateur.

Métier Prix par an Soit par mois Niveau de risque
Peintre / Décorateur700€ – 1 400€58€ – 117€Faible
Plaquiste / Plâtrier800€ – 1 600€67€ – 133€Faible
Carreleur900€ – 1 800€75€ – 150€Faible à moyen
Électricien900€ – 1 800€75€ – 150€Moyen
Plombier / Chauffagiste1 000€ – 2 000€83€ – 167€Moyen
Serrurier / Métallier1 100€ – 2 200€92€ – 183€Moyen
Isolation (ITE / ITI)1 200€ – 2 400€100€ – 200€Moyen
Menuisier / Agenceur1 200€ – 2 500€100€ – 208€Moyen
Multiservice bâtiment1 200€ – 2 600€100€ – 217€Moyen
Charpentier1 500€ – 3 000€125€ – 250€Moyen-élevé
Façadier / Ravalement1 500€ – 3 000€125€ – 250€Moyen-élevé
Maître d’œuvre / BE1 800€ – 4 000€150€ – 333€Moyen-élevé
Terrassier / VRD1 800€ – 3 500€150€ – 292€Élevé
Couvreur / Zingueur2 000€ – 4 000€167€ – 333€Élevé
Maçon / Gros œuvre2 500€ – 5 000€208€ – 417€Élevé
Étanchéité (toiture-terrasse)2 500€ – 5 500€208€ – 458€Très élevé
Installateur photovoltaïque2 500€ – 6 000€208€ – 500€Très élevé
Pisciniste3 000€ – 6 000€250€ – 500€Très élevé
Entreprise générale / TCE3 000€ – 7 000€250€ – 583€Très élevé

La logique derrière ces écarts est actuarielle : plus votre lot engage la solidité de l’ouvrage ou son étanchéité, plus un sinistre coûte cher à réparer — reprendre des fondations ou une toiture-terrasse se chiffre en dizaines de milliers d’euros, là où reprendre une peinture se compte en centaines. Le tarif suit le risque, pas le prestige du métier.

Vous cumulez plusieurs activités ? Le contrat est tarifé sur l’ensemble des activités déclarées, généralement en pondérant chaque lot par sa part de chiffre d’affaires. Déclarer un lot structurel occasionnel augmente la prime — ne pas le déclarer supprime la garantie : c’est le premier motif de refus d’indemnisation.

Comparaison gratuite et sans engagement. Décennales.fr est un service d’information et de comparaison, non courtier en assurance.

Les 6 facteurs qui font le prix de votre décennale

Voici comment les assureurs construisent votre cotisation — avec les ordres de grandeur que nous utilisons dans notre simulateur :

  1. Le métier et les activités déclarées — le facteur n°1, comme le montre la grille ci-dessus : de 1 à 10 entre une activité de peinture et une entreprise générale.
  2. Le chiffre d’affaires — l’assiette du risque : jusqu’à 35 000 € de CA, comptez environ −20 % sur la fourchette de référence ; autour de 150 000 €, +35 % ; au-delà de 300 000 €, la prime peut plus que doubler.
  3. L’expérience dans le métier — un créateur sans expérience justifiée paie environ +45 % ; plus de dix ans de métier ramènent la prime autour de −10 %. Beaucoup d’assureurs exigent des justificatifs : certificats de travail, diplômes (CAP, BP), qualifications.
  4. La sinistralité — un sinistre déclaré sur trois ans majore d’environ +20 %, deux ou plus de +50 %, quand le dossier n’est pas simplement refusé.
  5. Les garanties choisies — plafonds, franchises (souvent 500 € à 3 000 € : une franchise haute baisse la prime mais se paie au premier sinistre), extension RC Pro, protection juridique, reprise du passé (+10 à +25 % l’année de souscription si vous avez un trou de garantie à couvrir).
  6. Le statut juridique — le facteur le plus surestimé : à activité et CA identiques, un auto-entrepreneur et une SASU paient des primes voisines. Si les auto-entrepreneurs paient moins en valeur absolue, c’est parce que leur CA est plafonné, pas parce que leur statut est mieux traité.

Simulez votre cotisation en 30 secondes

Croisez votre métier, votre chiffre d’affaires, votre expérience et votre sinistralité — l’outil applique les coefficients ci-dessus à la fourchette de référence de votre métier :

Trois profils chiffrés pour se situer

  • Auto-entrepreneur plombier en création, CA prévisionnel 30 000 € : fourchette de référence 1 000 – 2 000 €, ajustée à environ 1 150 – 2 300 € par an (petit CA −20 %, création +45 %). C’est le profil où comparer rapporte le plus : certains assureurs refusent les créateurs, d’autres en font leur spécialité.
  • Électricien confirmé, 6 ans de métier, CA 120 000 € : environ 1 200 – 2 450 € par an (référence 900 – 1 800 €, +35 % de CA).
  • Maçon expérimenté, 15 ans de métier, CA 250 000 € : environ 4 000 – 8 100 € par an (référence 2 500 – 5 000 €, ×1,8 de CA, −10 % d’expérience). À ce niveau de prime, 10 % d’écart entre deux offres représentent déjà 400 à 800 € par an.

Auto-entrepreneur ou société : quel impact sur le prix ?

L’obligation est identique quel que soit le statut — et la tarification suit la même logique. Un auto-entrepreneur bénéficie surtout de son chiffre d’affaires plafonné : avec un CA sous le plafond micro du bâtiment, il se situe presque toujours dans la tranche basse des coefficients, d’où des primes de l’ordre de 600 € à 1 500 € par an en second œuvre. Le détail chiffré est sur nos pages tarif décennale auto-entrepreneur et décennale micro-entreprise.

Ce que contient réellement votre cotisation

Le montant appelé chaque année se décompose en :

  • la prime pure — le prix du risque, calculé selon les facteurs ci-dessus ;
  • les frais de l’assureur ou du courtier — gestion, et parfois des frais de dossier la première année (50 € à 300 €) ;
  • la taxe sur les conventions d’assurance, de l’ordre de 9 % sur ce type de garantie, incluse dans le tarif TTC affiché ;
  • le cas échéant, le coût du fractionnement : payer mensuellement plutôt qu’annuellement majore souvent la cotisation de 3 à 8 %. Si votre trésorerie le permet, le paiement annuel est le premier rabais à saisir.

Comparez toujours en TTC, garanties et franchises équivalentes : un tarif attractif avec une franchise de 3 000 € et des plafonds bas n’est pas une économie, c’est un transfert de risque vers vous.

Comment payer votre décennale moins cher

Cinq leviers concrets, du plus efficace au plus marginal : faire jouer la concurrence à chaque échéance (le levier n°1, jusqu’à 30-50 % d’écart à garanties égales), déclarer précisément vos activités réelles plutôt qu’une nomenclature trop large, justifier toute votre expérience (chaque certificat de travail compte), ajuster la franchise à votre capacité d’absorption, et payer annuellement. Le détail de chaque levier — et les fausses bonnes idées à éviter, comme les offres low-cost aux plafonds squelettiques — est sur notre page assurance décennale pas chère.

Dernier point : le prix se négocie d’autant mieux que votre dossier est complet — Kbis, attestations d’expérience, relevé de sinistralité, CA détaillé par activité. Un dossier propre souscrit en ligne obtient souvent en quelques jours ce que le circuit classique met des semaines à produire.

Questions fréquentes sur le prix de la décennale

Ce que les professionnels demandent le plus souvent avant de souscrire.

Quel est le prix moyen d’une assurance décennale ?

Entre 600 € et 6 000 € par an selon le métier : 700 à 1 800 € en second œuvre léger, 900 à 2 000 € pour les lots techniques, 2 000 à 5 000 € pour la structure et le clos-couvert, jusqu’à 6 000 € et plus pour les activités à haut risque (piscine, photovoltaïque, étanchéité).

Pourquoi ma décennale est-elle si chère en création d’entreprise ?

Sans historique ni expérience justifiée, l’assureur ne peut pas évaluer votre risque : la majoration atteint couramment +45 %, et certains refusent le dossier. Chaque certificat de travail ou diplôme produit fait baisser la note — et en cas de refus répétés, le Bureau Central de Tarification peut être saisi.

Un auto-entrepreneur paie-t-il moins cher ?

Oui en valeur absolue — mais grâce à son chiffre d’affaires plafonné, pas grâce à son statut. À activité et CA identiques, micro-entreprise et société paient des primes voisines. Comptez 600 à 1 500 € par an en second œuvre.

Peut-on payer sa décennale mensuellement ?

Oui, la plupart des assureurs le proposent — moyennant des frais de fractionnement de 3 à 8 %. Le paiement annuel reste l’option la moins chère si votre trésorerie le permet.

Les prix affichés incluent-ils les taxes ?

Les tarifs communiqués par les assureurs sont en TTC : ils incluent la taxe sur les conventions d’assurance, de l’ordre de 9 % sur ce type de garantie. Vérifiez en revanche les éventuels frais de dossier de première année (50 à 300 €).

Combien coûte la RC Pro en plus de la décennale ?

Dans un contrat combiné RC Pro + décennale, la RC Pro ajoute typiquement 10 à 20 % au prix de la décennale seule — bien moins que deux contrats séparés, avec une attestation unique.

Une franchise plus haute fait-elle vraiment baisser le prix ?

Oui, sensiblement — mais chaque sinistre vous coûtera alors la franchise (souvent 500 à 3 000 €). C’est un arbitrage de trésorerie : n’acceptez une franchise haute que si vous pouvez l’absorber sans mettre l’entreprise en difficulté.

Le prix d’une décennale se négocie-t-il ?

Indirectement : les assureurs négocient peu leur grille, mais la mise en concurrence fait le travail — jusqu’à 30 à 50 % d’écart à garanties équivalentes. Un dossier complet (expérience justifiée, sinistralité propre, activités précises) obtient systématiquement les meilleures conditions.

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